« Furahaa Break », un salon de thé qui fait le lien entre sourds et entendants

Arthur Devillers , un entrepreneur de 26 ans , porte le projet d’ouvrir un salon de thé qui fera le lien entre sourds et entendants, à Maison-Alfort.

Lui-même sourd depuis l’âge de deux ans, Arthur Devillers n’en a pas moins de grandes ambitions d’entrepreneur. Accompagné par BGE ADIL dans le cadre du programme AGEFIPH, il crée aujourd’hui son entreprise innovante : un salon de thé qui se veut un lieu de rencontre entre sourds et entendants. Un projet à la fois innovant, engagé socialement, avec une démarche durable.

D’abord, c’est un concept qu’il nous offre. « Furahaa Break » sera à la fois un salon de thé et une confiserie, avec un engagement durable central dans son offre de produits. En effet, tous les aliments proposés seront « vegan », c’est-à-dire parfaitement respectueux de l’environnement et issu d’agriculture biologique végétalienne. Soucieux de s’adresser à tous, il va même proposer des aliments sans gluten.

Mais son engagement premier, il est auprès de ceux qui vivent son handicap et leur insertion professionnelle. Impressionné de voir un café similaire au Caire, où tout le personnel est sourd et où les clients –entendants- font la queue pour y passer un moment, il souhaite décliner l’expérience dans sa nouvelle boutique de Maison-Alfort où les deux tiers du personnel seront malentendants. Cette initiative veut prendre le contrepied de la condition actuelle des sourds en France, qui sont 50 à 60% à se trouver au chômage, et qui se sentent parfois exclus.

Sa démarche, Arthur Devillers la résume donc en une phrase : « Je veux donner l’habitude aux personnes entendantes de côtoyer des sourds ». Et il compte bien tout mettre en œuvre pour inviter ses clients à venir au contact de son personnel. Par exemple, dans l’échoppe, des écrans diffuseront des rudiments de langue des signes, et la façon de nommer les produits proposés, afin que chacun puisse communiquer avec le personnel malentendant plus facilement.

Son projet vient de faire l’objet d’un article de Parisien que vous pouvez retrouver à cette adresse.

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